WikiFiction:Cynthia Fleury : Métaphysique de l'imagination

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|AuteurNom=Fleury
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|AuteurPrénom=Cynthia
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|Titre=Métaphysique de l'imagination
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|Éditeur=éditions d'écarts
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|An=2000
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== Les faux jours de la lanterne magique ==
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=== Le jeu des passions de l'âme ===
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Contrairement à Aristote, ni Descartes, ni Spinoza, ni Malebranche, abordés ici, ne considèrent l'imagination comme une partie de l'âme. Elle n'en est qu'une faculté.
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{{indent}}Descartes suggère une utilisation pragmatique de l'imagination afin de la mettre au service de la connaissance.
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{{indent}}Pour Spinoza, l'imagination suscite des passions de l'âme par le désir qui se porte sur les objets qu'elle crée. Elle s'oppose à la connaissance.
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{{indent}}Malebranche « réaffirme le lien pervers entre l'imagination et le désir » (p.29). Elle s'oppose à la vérité.
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=== La souffrance de la connaissance ===
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« À la différence des philosophes qui analysent cette faculté de l'âme pour mieux la définir, Proust la ressent pour mieux l'éprouver et procurer à son savoir la sève de la vie » (p.39)
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== À la recherche d'une incandescence de l'imagination ==
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« Par incandescence, on entend une séduction lumineuse, la découverte d'une flamme intérieure qui brûle sans consumer et illumine sans aveugler ».
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=== Les catégories de l'excès ===
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L'incandescence de l'imagination permet d'intégrer et transformer les passions de l'âme.
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=== Une expérience d'intimité ===
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L'incandescence de l'imagination fait naître l'âme au monde (''co-naissance'').
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{{indent}}« Être intime avec l'univers sensible, c'est lui reconnaître une puissance propre et refuser de l'assimiler à un objet » (p.48).
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{{indent}}L'auteure, se référant à Bachelard, parle de « pouvoir alchimique de l'imagination » cherchant à dévoiler la « dynamique vitale » de la matière, des « quatre éléments » et des « archétypes de l'imaginaire ».
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=== Constellation de l'âme et cristallisation de la matière ===
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Toujours ce rapport de l'imagination à la matière et au monde réel.
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=== L'invitation au voyage ===
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L'imagination « ouvre les portes de l'infini » à l'âme (p.56).
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{{indent}}En fin de ce section, l'auteure aborde le fantastique.
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{{indent}}« L'imagination matérielle s'est transformée en imagination ascensionnelle ajoutant, à la profondeur matérielle, sa hauteur » (p.61).
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=== Valeur et verticalité : la merveille du meilleur ===
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« L'imagination chante un réel où la surhumanité serait l'essence de l'humanité » (p.64).
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: [Cela me fait penser au monde des Idées].
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=== Le rêve ===
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Au réveil, je viens d'un autre monde.
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{{indent}}« La création poétique se cache derrière le rêve et tisse un autre monde » (p.66).
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{{indent}}Passant du rêve à la rêverie, l'auteure revient à Bachelard.
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=== Le monde irréel ===
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Séduite par ses propres images, l'âme fragile asservie par le monde irréel fuit le réel, « s'engloutit dans une kénose pervertie, vers un renoncement abâtardit de l'ontologie et de la morale (p.73).
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{{indent}}« L'imagination n'est plus médiatrice entre le monde et l'âme [...] » (p.71).
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: Sans qu'il soit nommé (ni ici ni dans la bibliographie), le sens donné à l'imagination est bien celui d'interface de Synésius.
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== L'imagination et son œuvre ==
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« Le feu ne nous a pas brûlés » commence Cynthia Fleury pour nous rassurer par rapport à la fin du chapitre précédent où nous pouvions craindre que l'imagination nous entraîne dans le néant de l'irréel.
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{{indent}}Imaginer, c'est contempler. Contempler, c'est créer car « la contemplation doit aider au mouvement de ce qu'elle contemple » (p.76).
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{{indent}}Baudelaire définit l'imagination comme « la reine des facultés » (p.76).
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=== De la créativité de l'artiste à une création de l'âme ===
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« L'imagination créatrice relève bien de l'art du mime » (p.80) car l'artiste recherche, à l'instar de Proust, ses sensations disparues. Toutefois, ce plongeon dans la mémoire  « parfois si dur, si vain » équivaut à créer.
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{{indent}}« Voilà les deux grandes sources proustiennes de la créativité de l'âme : l'imagination pure et le pur souvenir se combinent pour donner à l'œuvre d'art sa liberté et sa singularité » (p.83).
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{{indent}}''Le temps retrouvé'' de l'artiste (on reste chez Proust) est aussi création où se mêlent passé, présent et futur, « ensemble dense des actes du Créateur » (citation de Bachelard : <cite>L'intuition de l'instant</cite>).
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