WikiFiction:Plateforme d'écriture-édition : Conclusion

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Sommaire Plateforme d'écriture-édition


Les schémas que nous venons d'observer ne sont pas exclusifs les uns des autres.

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L'auteur ne doit pas hésiter à chercher un bon éditeur

L'inconvénient majeur de la chaîne du livre traditionnelle tient à son autoricide : quatre-vingt-dix-neuf ouvrages sur cent seront rejetés, le plus souvent sans la moindre explication.

    Il n'empêche que l'élu pris en charge par un bon éditeur trouvera sa place sur les tables des grands et petits libraires, dans les rayons des bibliothèques. On en parlera dans les médias qui quelquefois inviteront l'auteur. En tapant son titre dans les moteurs de recherche, il apparaîtra sur de multiples sites.

    C'est quand même préférable à une vente confidentielle depuis un site personnel. Non ?

Qu'est-ce qu'un bon éditeur ?

Un bon éditeur

  • dispose d'un service de presse (voir où l'on parle des livres qu'il édite),
  • est implanté dans toutes les librairies (voir son diffuseur et son distributeur),
  • ne prend pas de haut l'auteur qui lit et éventuellement discute le contrat,
  • ne pratique pas le compte d'auteur (voir section suivante faux éditeur).

Qu'est-ce qu'un faux éditeur ?

Un éditeur ne doit jamais demander d'argent à son auteur.

    Hélas, il existe d'autres moyens d'abuser de l'auteur en quête d'édition que celui consistant à lui proposer le compte d'auteur. Certains prétendus-éditeurs usent de stratagèmes ingénieux pour gagner de l'argent sur l'illusion que l'auteur a d'avoir été sélectionné. Il arrive par exemple que la vente de l'ouvrage se réduise à quelques proches de l'auteur alors qu'elle ne profite qu'à l'éditeur sous prétexte que les premiers exemplaires tirés sont exempts de droits d'auteur. Les suivants ne viendront jamais car il n'existe aucun autre circuit de vente.

Auteurs, renseignez-vous sur ce genre de pratiques :
--> Site Mon avis
--> Brève histoire du compte d'auteurs
Auteurs,
Utilisez l'internet pour chercher des infos
sur les éditeurs que vous contactez.
D'abord pour bien les cibler.
Ensuite pour éviter de tomber sur les faux.

L'auteur ne doit pas hésiter à s'autoéditer

Plutôt que de payer un pseudo-éditeur qui ne fera que produire quelques livres à la demande en espérant, comme évoqué ci-dessus, que celle-ci viendra de l'auteur, autant devenir son propre éditeur en suivant une des pistes données dans ce dossier.

    Une bonne raison de le faire est d'atteindre un lectorat, même quantitativement peu important, en évitant le filtrage implacable des éditeurs. Une autre est d'être mieux payé sur chaque exemplaire vendu.

    On calcule facilement qu'un livre vendu dix euros à mille exemplaires par un éditeur rapportera à l'auteur environ mille euros (10% de 10 € x 1000). Il vendra probablement moins via un site personnel ou une plateforme mais gagnera autant s'il dégage 50% de bénéfice sur deux cents ventes (50% de 10 € x 200).

Injonctions contradictoires ?

« L'auteur ne doit pas hésiter à chercher un bon éditeur » et « L'auteur ne doit pas hésiter à s'autoéditer » semblent deux injonctions contradictoires.

    Eh bien, non ! Nous allons voir qu'elles sont complémentaires.


    En effet, l'éditeur aussi bénéficie des nouvelles technologies qui induisent de nouvelles habitudes. Il devient plus facile pour lui de repérer sur la toile les auteurs qui s'autoéditent, et remportent un certain succès, que de se coltiner la pile de manuscrits arrivés par la poste en n'ayant que le flair pour déterminer ce qui plaira (sachant que nul ne saura qu'il a laissé passer un bon ouvrage tandis que les conséquences financières d'un mauvais choix ne passeront pas inaperçues).

    Certes, cela démontre une cruelle vérité : l'édfiteur cherche moins à surprendre son public par des œuvres originales, à l'éduquer par des œuvres plus difficiles d'accès, qu'à répondre à une demande massive.

    Certes, cela ne fait que remplacer une sélection par une autre mais la stratégie de se faire connaître sur la toile fera au moins économiser à l'auteur la copie et l'envoi de manuscrits tout en lui apportant, au pire, quelques lecteurs.

Exemples

En 2011, l'Américain Hugh Howey autopublie Silo, thriller postapocalyptique qu'il vend sur Amazon à moins d'un dollar. Résultat : cinq cent mille ventes en quelques mois. Hugh Howey est courtisé par plusieurs agents littéraires et finit par publier en version papier chez Simon & Schuster. Néanmoins, l'auteur conserve ses droits numériques (bravo !).

--> Hugh Howey sur Wikipédia
--> Silo sur le site d'Actes Sud qui publie la traduction française

    Son cas est certes exceptionnel par le nombre de ventes mais il illustre la cohabitation de deux systèmes paraissant de prime abord antagonistes.


    Andy Weir, autre Américain de la même génération, voit, à la même époque, son manuscrit de hard science-fiction refusé par les éditeurs. Il l'autopublie dans les mêmes conditions, à moins d'un dollar. Son titre ? Seul sur Mars. Oui, il s'agit bien du roman ayant inspiré le film portant ce titre.

--> Seul sur Mars sur Wikipédia


    Un auteur français, Alain Lefebvre, affiche des résultats plus modestes relatifs à la vente de ses dix-neuf titres autopubliés : six mille cinq cent soixante-trois exemplaires en quarante-deux mois. Cela peut paraître peu par an et par titre mais en travaillant beaucoup, l'auteur indépendant parvient à gagner un peu d'argent et fidélise quelques lecteurs plutôt que de s'user à envoyer des manuscrits dans le néant.

--> Blog de l'auteur

Petits prix ? Gratuité ?

Hugh Howey et Andy Weir ont, au départ, vendu leur livre numérique 99 cents. Il est évident que le lecteur déboursera plus facilement un euro que cinq, six ou quinze. D'un autre côté, si l'auteur vend une centaine de livres (et non cinq cent mille comme Howey), cela lui laissera un bien faible profit. Un prix trop bas ne déprécie-t-il pas le travail ?

    Si le but principal est de vendre beaucoup en espérant attirer l'attention des éditeurs, pourquoi ne pas se diriger carrément vers la gratuité ? Chacun y réfléchira.

Alors, c'est n'importe quoi ?

Dans la chaîne traditionnelle, le filtrage des éditeurs, surtout sur des critères principalement économiques, prive sans doute le lecteur de quelques perles, ou de quelques occasions de voir le monde sous un autre angle ou encore de se documenter sur un sujet trop marginal qui l'intéresse néanmoins, mais si les publications échappent à tout contrôle avant de lui parvenir, c'est lui, le lecteur, qui en fera les frais en payant un livre incompréhensible, mal écrit, donnant de fausses informations, un grand n'importe quoi. Si tout le monde se met à éditer, c'est lui, le lecteur qui va devoir séparer le bon grain de l'ivraie.

    L'objection paraît d'autant plus pertinente que, jusqu'ici, les écrits d'auteurs constituaient des références littéraires : il n'est pas rare qu'un dictionnaire cite une phrase d'écrivain pour valider telle acception d'un mot :

--> Mot référence dans l'Ortolang du CNRTL

    Plus haut dans ce dossier, j'appelais de mes vœux une formation au métier d'écrivain, et même constatais qu'il en existe déjà. Peut-être un jour cela sera instauré sous une forme quelconque : plutôt une sorte de label de type « auteur formé par... » qu'une obligation légale d'exercer avec diplôme (mais ce n'est pas le lieu pour un tel débat). En attendant, le lecteur peut continuer à aller demander conseil à son libraire sur le dernier roman sorti qu'il aimera sûrement (parce qu'il est connu de lui ou parce qu'il lui explique qu'il a aimé ceci et cela) ; il sait que certains grands éditeurs techniques, scientifiques, philosophiques ne font appel qu'à des auteurs parfaitement compétents. Par contre, il sait aussi (en tout cas maintenant qu'il a lu ce dossier) que sur ce marché traditionnel, officiel, on ne vend que ce qui se vend, il sait qu'il existe des millions d'autres ouvrages susceptibles de l'intéresser et il les découvrira en naviguant un peu sur la toile, en prenant quelques risques, certes, mais limités malgré tout car souvent, sur les plateformes de vente, on peut non seulement lire les présentations mais aussi télécharger des extraits et parcourir les commentaires d'autres lecteurs.

Lecteurs,
faites un petit effort de recherche
et vous serez récompensés 
par des découvertes
d'ouvrages moins formatés
que ceux du marché traditionnel.

Et WikiFiction ?

Vous avez peut-être remarqué que je ne conclus pas ce dossier intitulé Pourquoi une plateforme d'écriture-édition ? (s'agissant en l'occurrence de la plateforme WikiFiction sur laquelle est publié ce dossier) par une affirmation du type : « la seule voie possible est d'écrire et publier via WikiFiction ». Je n'en ai même pas encore parlé dans cette conclusion.

    Nous sommes une association à but non lucratif. Cela signifie :

  1. notre objectif n'est pas de faire du profit en formant, fabriquant, éditant mais nous pouvons faire tout ceci si nos adhérents y trouvent leur compte ;
  2. notre activité s'appuie beaucoup sur le bénévolat ;
  3. tout adhérent bénéficie de nos ressources (humaines, matérielles, informatiques) ;
  4. tout adhérent a son mot à dire sur nos activités et peut poser sa candidature pour devenir membre du Conseil d'Administration afin de participer à la prise de décisions ;
  5. osons un grand mot : nous défendons un idéal : chaque auteur qui le désire doit pouvoir publier dès lors qu'il s'est donné la peine de construire et rédiger consciencieusement un ouvrage ;
  6. nous ne cherchons ni des clients ni des consommateurs mais des adhérents.
Adhérer : S'attacher par un acte volontaire à un mouvement [...] dont on partage (au moins partiellement) les idées.
--> Définition du terme adhérer (sens II.B.2.)
Le mouvement y est qualifié de politique, syndical, j'ai remplacé par [...], chacun le qualifiera comme il l'entend. Politique conviendrait au sens large du terme. Syndical également si auteur était un métier.

    Plus haut dans ce dossier, un schéma annoté présente la plateforme WikiFiction. Nous y proposons différents services dont le membre auteur pourra, s'il le souhaite, bénéficier.

    Tout membre actif peut contribuer au développement de ces services

Le membre auteur s'acquitte d'une cotisation
supérieure à celle du membre actif.
Un membre auteur est bien sûr membre actif.

    Nous revenons sur ces services relevant d'un de nos deux ateliers.

Atelier d'écriture

Notre atelier en ligne a clairement une vocation de professionnalisation. Il se présente sous forme d'un parcours sur neuf mois mettant l'auteur en situation d'écrire un roman.

L'atelier dans son ensemble est accessible à tout membre auteur.
Voir Formation Écrire un roman : Présentation

Jeu d'écriture

Première phase du parcours de l'atelier, mais pouvant être pratiqué indépendamment par tous, le jeu d'écriture incite l'auteur à écrire à partir d'un inducteur tiré au hasard, chaque jour ou chaque semaine suivant l'objectif visé (simple jeu ou préparation à l'écriture d'un roman). Il s'apparente à des gammes.

Le jeu est accessible à tout membre actif.
Voir Jeu d'écriture

Atelier d'édition

L'atelier d'édition reprend les tâches d'un éditeur à quelques nuances près.

Voir Atelier d'édition

Comité de lecture non sélectif

À notre connaissance, ce service est unique : l'auteur nous transmet son compuscrit (manuscrit écrit sur son ordinateur), nous le lisons et lui adressons un commentaire en retour. Nous avons conscience que nous ne changerons pas le monde de l'édition par ce service mais nous offrons au moins un regard extérieur à l'auteur prêt à se remettre en question. Nous nous doutons que ce n'est pas celui qui écrit le n'importe quoi évoqué plus haut qui fera appel à nous ; même si cela arrivait, rien ne l'obligerait à prendre en compte nos remarques. Celui qui le fera, s'il le souhaite, sera cité dans une rubrique dédiée et pourra au moins offrir un début de caution (une pré-caution) à son lectorat.

    Nous ne prétendons pas valider ou invalider un écrit. Simplement, nous attestons, ou pas, que, à nos yeux, l'auteur s'est donné la peine de construire et rédiger consciencieusement un ouvrage et, selon notre credo, doit pouvoir publier. Notre regard porte donc exclusivement sur la construction (il existe un plan qui permet au lecteur de s'orienter dans l'œuvre) et la rédaction (syntaxe et orthographe correctes).

Service accessible à tout membre auteur, notamment à celui qui est parvenu en fin de parcours de l'atelier d'écriture.
Le comité peut aussi être sollicité pour intervenir dans les corrections, ou seulement pour une lecture plus approfondie. Service rémunéré.

Fabrication du livre numérique

Notre service de publication assistée en ligne (PAEL) permet à l'auteur par une succession de copier-coller de mettre son livre en forme avant conversion automatique dans les différents formats numériques, y compris en PDF (en vue de la publication papier).

Service accessible à tout membre auteur, notamment celui qui a reçu une attestation positive de notre comité de lecture.
L'auteur peut demander une assistance pour utiliser l'application de PAEL, contre rémunération.

Fabrication du livre papier

À partir d'un livre PDF mis en forme correctement, notamment par notre service de fabrication numérique, nous tirons une vingtaine d'exemplaires pour l'auteur. Ensuite, nous tirons à l'unité, à la demande, autant d'exemplaires que nécessaire. Le cas échéant, nous envoyons directement le livre au lecteur désigné par l'auteur.

Service payant. Nous ne pouvons pas prendre en charge le coût d'amortissement du matériel et les fournitures par les adhésions et autres services rémunérés. Nous le facturons à tout auteur qui utilise ce service.
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